Enfants d’Algérie
Concrétiser les Droits de l’Enfant en Algérie

Si la loi garantit les droits fondamentaux aux enfants algériens, la réalité est bien différente : la pauvreté, l’accès aux soins, les maltraitances ou encore les enfants réfugiés sont autant de domaines où des progrès restent à réaliser en Algérie.
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Population : 34,9 millions Espérance de vie : 73 ans |
1. Situation des enfantsPrincipaux problèmes rencontrés par les enfants en Algérie :23 % de la population algérienne vit en dessous du seuil de pauvreté (soit avec moins de 2 dollars par jour). La pauvreté touche deux fois plus les zones rurales que les zones urbaines. Travail des enfants Bien que l’âge légal pour se marier soit fixé à 19 ans (sauf exception) par le Code algérien de la famille, certaines ethnies pratiquent toujours le mariage de jeunes enfants. Santé En 2010, la police algérienne a enregistré plus de 4 600 plaintes d’enfants victimes de violences physiques, sexuelles ou de maltraitances. On doit admettre que beaucoup de cas ne sont jamais signalés, car les enfants ont peur des représailles et n’ont pas toujours accès à des infrastructures permettant de dénoncer les violences : ce chiffre est donc plus élevé en réalité. Les auteurs de violence envers les enfants sont majoritairement les parents ou les membres de la famille proche, puis les enseignants. Afin de garantir la protection des Droits de l’Enfant, le gouvernement algérien doit se fixer pour objectif de renforcer le système d’information et d’accompagnement, ainsi que les mécanismes juridiques d’intervention et de prévention en cas de violences. L’Algérie accueille une large population de réfugiés à l’est du pays (Tindouf), depuis plus de 30 ans : environ 196 000 réfugiés Sahraouis vivent dans des camps à l’Est du pays, dans des conditions particulièrement austères et difficiles. Les enfants y vivent presque sans électricité, sans latrines et avec des ressources limitées en eau et en nourriture. Leur habitat est constitué de tentes ou de maisons en boue.
Distinction entre enfants légitimes et naturels Les enfants naturels sont ceux dont les parents ne sont pas mariés : en Algérie, ils sont souvent discriminés. Certaines lois de protection des droits de l’enfant ne s’appliquent qu’aux enfants légitimes. Une mère célibataire est souvent considérée comme une honte pour sa famille. Beaucoup d’enfants illégitimes sont donc abandonnés à la naissance (environ 5 000 enfants naissent sous X chaque année en Algérie). Certaines mères les gardent, mais confient leur éducation à une famille d’accueil, ne leur rendant visite qu’en secret. Il est très rare qu’un homme reconnaisse une paternité hors mariage; ainsi, ces enfants n’ont aucune identité paternelle et sont dénigrés par la société. Une loi récente permet d’obliger le père génétique à reconnaître l’enfant après analyse ADN. Seulement, les mentalités restent difficiles à changer. Les mères algériennes qui sollicitent l’application de cette loi, se heurtent encore à divers obstacles. . ![]() . ![]() . ![]() |
2. Où s’adresser ?Numéro d’assistance pour les enfants en Algérie : 3033 (appel gratuit) Déposer une plainte auprès du Comité africain des experts des droits et du bien-être de l’enfant : l’Algérie a ratifié la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant. Celle-ci comprend une procédure relative aux plaintes individuelles : il est donc possible pour un individu ou une ONG reconnus par un État membre d’adresser une plainte au Comité, afin que celui-ci entreprenne des investigations et, éventuellement, interpelle le pays concerné sur la problématique en question. Contacter le bureau algérien de l’Unicef : Bureau Unicef à Alger . ![]() |
3. Agir pour les enfants |
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Les
Pour les filles, la tradition algérienne voulant qu’une fille ait son trousseau de mariée prêt lorsqu’elle atteint l’âge de 18 ans, les préparatifs commencent alors que les filles sont encore enfants : on confectionne des nappes, des parures de drap, etc.











