Enfants en Azerbaïdjan

Concrétiser les Droits de l’Enfant en Azerbaïdjan

L’Azerbaïdjan, un des pays le plus peuplé du Caucase, a connu des années bien difficiles. Malgré une amélioration de la condition des enfants, on peut encore émettre bien des critiques : le droit à l’Education, à la Protection, à la Santé… demeurent des domaines fragiles pas encore garantis pour chacun d’eux.

Sommaire

  1. Situation des enfants
  2. Où s’adresser ?
  3. Agir pour les enfants

Indice de Concrétisation des Droits de l’Enfant :
6,76 / 10
Niveau rouge : situation difficile

Population : 8,4 millions
Pop. de 0 à 14 ans : 23,9 %

Espérance de vie : 71 ans
Mortalité des moins de 5 ans : 37 ‰

 

1. Situation des enfants

Principaux problèmes rencontrés par les enfants en Azerbaïdjan :

Pauvreté

La situation économique du pays est relativement bonne. Cependant, la richesse, principalement issue du commerce du pétrole, ne bénéficie pas à l’ensemble de la population. Ainsi, certaines familles souffrent de la pauvreté et peinent quotidiennement pour assurer le bien-être de leurs enfants.

En effet, l’application de leurs droits est semée d’embûches. Beaucoup d’atteintes aux principes de la la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) empêchent ces enfants de jouir pleinement de l’ensemble de leurs droits.

Droit à la santé

Les enfants d’Azerbaïdjan rencontrent certains problèmes de santé bien spécifiques souvent dus à des infrastructures ou du matériel médical inadapté ou obsolète.

Nombre d’entre eux souffrent notamment de carence en vitamine A. En conséquence  de ce fléau, beaucoup d’enfants naissent avec des problèmes mentaux (environ 20 000 par an). Par ailleurs, certaines entreprises de stockage de vaccins ne respectent pas les conditions sanitaires d’entreposage. Cela entraîne de nombreuses maladies chez les jeunes bénéficiaires potentiels de ces traitements.

Enfin, les familles pauvres ont souvent un accès aux soins restreint et se trouvent dans l’incapacité d’offrir une alimentation saine et équilibrée à leurs enfants. Résultat, 10 % des bébés présentent une insuffisance pondérale à la naissance.

Mineurs non accompagnés (MNA)

En Azerbaïdjan, on dénombre environ 20 000 enfants privés de soins parentaux. Placés dans des orphelinats, des internats ou vivant dans la rue, ils ont à faire face à des conditions de vie déplorables.

La majorité d’entre eux ont encore leurs parents en vie mais se retrouvent « orphelins sociaux » en raison de la pauvreté ou de la maltraitance de leur famille.

Lorsqu’ils sont placés dans des institutions publiques, ils sont parfois victimes de violence émotionnelle, physique, voire même sexuelle. Par ailleurs, le respect de beaucoup de leurs droits s’en trouve amoindri : droit à l’Éducation, à la Santé…

Enfants victimes des conflits armés

La région du Nagorny Karabakh, située en Azerbaïdjan, mais contrôlée par les arméniens, est au cœur  de grandes tensions entre ces deux pays. La difficulté à s’accorder sur le statut de cette zone engendre bon nombre de heurts dont les enfants sont les principales victimes.

De ce fait, le droit à la protection, en principe protégé par la CIDE, connaît de sérieuses lacunes. Les enfants de ces régions vivent dans un milieu d’insécurité et de danger quotidien : certains sur tués, victimes d’explosions dues à ces conflits.

Par ailleurs, ces agitations sont également sources d’exode de milliers de familles qui fuient le danger. Les conditions de vie des enfants dans ces circonstances sont très difficiles et ils souffrent gravement de ces changements soudains et dangereux.

Droit à l’éducation

En Azerbaïdjan, plus d’un quart des enfants ne sont pas scolarisés. La précarité économique de certaines familles les incite à refuser la scolarisation de leurs enfants en raison des coûts cachés qu’elle engendre.

De même, d’autres enfants rencontrent des difficultés pour accéder à l’école : ce service public ne propose en effet pas de solution adaptée pour les enfants réfugiés ou encore pour les enfants handicapés. S’ils parviennent à s’inscrire à l’école, ces enfants sont ensuite victimes de nombreux actes discriminatoires de la part des autres et des services de scolarité.

D’autre part, non-scolarisés, les enfants peuvent apporter une aide financière ou matérielle à leur famille en se trouvant un travail. Dans les régions reculées du pays, par exemple, les jeunes garçons participent aux travaux agricoles ou à l’élevage du bétail.

Enfin, la qualité de prise en charge dans certaines écoles est déplorable : manuels insuffisants, bâtiments désuets, professeurs sous qualifiés…

Maltraitance

La violence au sein du foyer est un phénomène plutôt répandu en Azerbaïdjan. De nombreux enfants et particulièrement des jeunes filles sont victimes de maltraitance de la part de leur famille. Concrètement, la législation nationale n’est pas correctement appliquée.

L’aide et l’accompagnement des victimes de ces brutalités sont également inadéquats. Ainsi, les enfants violentés n’ont que très peu de moyens de s’en sortir. Conséquemment, ils préfèrent fréquemment souffrir en silence.

Violences sexuelles

Malgré de récents efforts en la matière, l’Azerbaïdjan connaît depuis quelques années l’effervescence d’un phénomène dramatique affectant les enfants. Ainsi, par différents biais, de nombreux enfants pâtissent d’abus et d’agressions sexuelles. Certains d’entre eux sont notamment contraints d’intégrer les réseaux croissants de traite et d’exploitation sexuelle locaux.

D’autres ne sont pas correctement protégés contre les prédateurs sexuels et sont, par conséquent, les proies à des violences très graves. A souligner que les actes de sévices sexuels sont de plus en plus difficiles à déceler du fait l’accroissement des moyens à la disposition des déviants, principalement Internet.

C’est pourquoi le pays doit améliorer sa campagne de sensibilisation sur le sujet, afin d’éviter ces actes tragiques, atteignant gravement la santé aussi bien mentale que physique des enfants.

Mariage d’enfants

En Azerbaïdjan, plus de 10 % des jeunes filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. On les prépare d’ailleurs très tôt à leur futur statut d’épouse.

Mais ces mariages ont souvent des conséquences graves sur la santé des jeunes filles qui ne comprennent pas encore les conséquences qu’entraîne le mariage.

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2. Où s’adresser ?

  • Contacter le bureau de l’ Azerbaïdjan de l’Unicef :Bureau de l’Unicef à Baku
  • Contacter la Helpline par téléphone au 4802280 ou 0506802280 ou sur leur site web.
  • Pour dénoncer des abus ou autres violations des droits de l’enfant, nous vous recommandons de vous adresser à la police ou à un spécialiste (avocat ou éventuellement ONG – voir annuaire ci-dessous).
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3. Agir pour les enfants

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