Enfants de Côte d’Ivoire
Concrétiser les Droits de l’Enfant en Côte d’Ivoire

La situation des Droits de l’Enfant en Côte d’Ivoire est à l’image de la situation politique de ce pays : chaotique. Ravagé par des guerres civiles successives, le pays a de nombreux progrès à réaliser en matière de santé, d’éducation, de protection contre le trafic et le travail d’enfants…
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Population : 21,5 millions Espérance de vie : 58 ans
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1. Situation des enfantsPrincipaux problèmes rencontrés par les enfants en Côte d’Ivoire :On estime que 42 % de la population ivoirienne souffre de la pauvreté. Les revenus des Ivoiriens ont nettement baissé durant la dernière décennie et les experts estiment que si cette situation devait perdurer, le taux de pauvreté atteindra 63 % d’ici 2015. Cette pauvreté, comme bien souvent, touche plus particulièrement les milieux ruraux. Par ailleurs, on constate que le phénomène des enfants de la rue est aussi très répandu en Côte d’Ivoire.
La principale cause de mortalité infantile est le paludisme : en moyenne, 60’000 enfants en meurent chaque année. La diarrhée et les infections respiratoires également, sont souvent fatales. Grâce à des campagnes de vaccinations massives, des progrès notables ont été accomplis durant ces dernières années, mais la situation reste dramatique, en particulier en région rurale, en raison du manque d’infrastructures médicales. La Côte d’Ivoire est le pays d’Afrique de l’Ouest le plus touché par le SIDA : le pays héberge 10 % des individus contaminés par cette pandémie en Afrique. Les statistiques démontrent que plus de 400’000 enfants ivoiriens sont orphelins à cause de cette maladie. Environ 16’000 enfants sont eux-mêmes contaminés chaque année par le virus ; seule une minorité d’entre eux auront accès à un traitement. Il est nécessaire que la Côte d’Ivoire continue de sensibiliser et d’informer les jeunes sur les dangers du sida et sur les moyens de prévention.
Environ un enfant sur trois est obligé de travailler pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille en Côte d’Ivoire. On compte plus de 5’000 enfants travaillant dans les plantations de cacao, dont moins de 1 % sont rémunérés. En milieu urbain, le phénomène des « petites bonnes » est courant : il s’agit de (très) jeunes filles ivoiriennes qui sont exploitées comme domestiques. D’autres secteurs emploient également beaucoup d’enfants, notamment celui de la menuiserie, de la restauration et de l’artisanat. Plus grave, des enfants ivoiriens risquent leurs vies quotidiennement dans les mines, où les conditions de vie sont plus que précaires.
La Côte d’Ivoire fait partie des 20 pays de la liste noire des nations en guerre qui utilisent des enfants-soldats. L’Unicef estime qu’environ 5’000 enfants-soldats ont pris part aux conflits armés successifs qui ont déchiré le pays depuis dix ans. Tous les enfants-soldats ne combattent pas au front : ils peuvent aussi être recrutés dans un groupe armé en tant que cuisiniers, porteurs, espions, messagers, esclaves sexuels, « détecteurs » de mines… La réinsertion de ces enfants dans la société civile est extrêmement difficile en Côte d’Ivoire, dans un contexte où les guerres civiles s’enchaînent et où certains jeunes ne savent pas quoi faire d’autre de leur vie. Dans de nombreux pays africains, il existe une tradition qui consiste à envoyer les enfants à l’étranger pour qu’ils apprennent un métier : au fil des ans, cette pratique s’est cependant transformée en un véritable trafic d’enfants, gérés par des intermédiaires qui paient les parents et exploitent les enfants. La Côte d’Ivoire est devenue une plaque tournante de la traite d’enfants. Les enfants des zones rurales sont les plus touchés par ce trafic : amenés vers des agglomérations urbaines plus riches, ils sont astreints à toutes sortes de travaux et souvent maltraités. Nombre d’entre eux travaillent dans les exploitations agricoles de cacao. 35 % des jeunes femmes ivoiriennes confient avoir été mariées avant l’âge de 18 ans. Ces mariages ont des conséquences graves sur la santé des jeunes filles qui ne sont pas psychologiquement préparées et ne comprennent pas toutes les obligations et les conséquences qu’engage un mariage. Aussi, elles sont souvent violées lors de la nuit de noce et victimes de violences sexuelles lors des rapports suivants. Par ailleurs, ces jeunes filles ne sont pas prêtes, ni mentalement ni physiquement, à vivre une grossesse.
L’enregistrement de la naissance de l’enfant et l’attribution de sa nationalité lui octroient sa capacité juridique ; cela signifie, pour les enfants dont l’identité n’est pas enregistrée, qu’ils ne seront pas officiellement reconnus en tant que membre de la société et qu’ils ne pourront pas faire valoir leurs droits. . ![]() . ![]() . ![]() |
2. Où s’adresser ?
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3. Agir pour les enfants |
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L’accès aux soins de
Seuls 62 % des enfants ivoiriens sont
Plus de 40 % de la population de Côte d’Ivoire ne bénéficie pas d’installations sanitaires de base. Le problème est particulièrement important en région rurale, où plus de 4 millions de personnes boivent encore de l’eau qui n’a pas été traitée. De nombreux enfants meurent ainsi de maladies diarrhéiques et d’autres maladies transmises par l’
Seule la moitié des naissances sont enregistrées officiellement en Côte d’Ivoire. Cette carence s’explique en partie par les violents conflits qui ont déchiré le pays ces dernières années.
La pratique du « poro » chez les Sénoufo : à la naissance, pour le peuple Sénoufo de Côte d’Ivoire, l’homme n’est qu’un animal et c’est l’enseignement du Poro qui va l’élever à un état supérieur. Plusieurs phases d’initiation de sept ans s’enchainent. Au fil de ces étapes, l’enfant va devoir effectuer certaines corvées, participer à des travaux collectifs ou encore apprendre à faire des sacrifices personnels. Ce rituel demande une initiation très longue, pouvant parfois durer toute une vie ; il permet de développer sa réflexion sur le sens de la vie. Certains secrets sur la vie sont également révélés aux jeunes hommes à certains stades de l’initiation, lorsqu’ils sont jugés aptes à comprendre leurs significations.











