Enfants d’Éthiopie
Concrétiser les Droits de l’Enfant en Éthiopie

La situation des enfants éthiopiens est jugée alarmante. Les autorités nationales doivent prendre de nombreuses mesures pour assurer leur bien-être. Cependant, les sécheresses et les famines répétitives menacent encore la survie de ces enfants.
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Population : 90,3 millions Espérance de vie : 56 ans |
1. Situation des enfantsPrincipaux problèmes rencontrés par les enfants en Éthiopie:
La pauvreté devient un obstacle majeur qui empêche le pays de se développer normalement et qui entrave les conditions de vie et les droits des enfants éthiopiens. La mortalité infantile est très importante en Éthiopie, on parle de 104 décès pour mille naissances. Ces décès sont dus à des maladies pourtant évitables telles que la pneumonie, le paludisme, la rougeole ou la diarrhée. De plus, la malnutrition reste la cause principale de décès chez les enfants dans environ 54% des cas. Le taux de fécondité est élevé ce qui contribue à accentuer la pauvreté. Ces dernières années, de nombreux progrès ont été réalisés dans le domaine de la santé. Ainsi, dans les établissements de santé publique, les enfants sont gratuitement vaccinés contre six maladies infantiles .
De plus, les classes sont surchargées (entre 50 et 60 élèves) ce qui ne facilite pas l’apprentissage. Le taux d’alphabétisation chez les personnes de plus de 15 ans n’est que de 57%. Plusieurs catégories d’enfants sont victimes de discrimination réelle. C’est notamment le cas des enfants handicapés, des enfants réfugiés, des orphelins du SIDA et des enfants appartenant aux minorités ethniques. Les filles éthiopiennes sont les principales victimes de ces discriminations. Plus d’un tiers d’entre elles ne sont pas inscrites à l’école et sont utilisées pour les tâches domestiques.
L’économie informelle (la prostitution, le trafic de drogue ou la contrebande notamment) est le secteur qui utilise le plus la main d’œuvre infantile. L’Éthiopie serait l’un des dix premiers pays dont sont originaires les enfants victimes de la traite à partir de l’Afrique. Environ 20 000 enfants, dont certains âgés seulement de 10 ans, sont vendus chaque année par leurs parents. Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations, les familles éthiopiennes pauvres vendraient leurs enfants pour la somme dérisoire d’environ 1,20 dollars US. Chaque année, de nombreux enfants éthiopiens sont ainsi réduits à la servitude domestique ou plus fréquemment à l’exploitation sexuelle commerciale et au travail forcé dans l’agriculture, les mines d’or ou le tissage traditionnel. Le mariage précoce d’enfants est l’une des causes contribuant le plus à ce trafic. En outre, un grand nombre d’enfants éthiopiens seraient adoptés en toute illégalité. Les agences d’adoption avec l’aide des autorités nationales du pays comploteraient pour rassembler des petits Éthiopiens destinés à l’adoption à l’étranger.
Ces fillettes, qui n’ont parfois même pas atteint leurs 11 ans, sont recrutées pour exercer la prostitution et ne sont pas prévenues des dangers du SIDA. Selon l’ONUSIDA, l’Éthiopie possède la plus grande proportion d’enfants orphelins du SIDA de l’Afrique subsaharienne : on estime qu’environ 886 820 enfants sont concernés. Un petit nombre d’entre eux a accès à un suivi psychosocial, éducatif et nutritionnel mais c’est encore insuffisant. Le gouvernement avec le concours des ONG locales doit prendre des mesures pour diminuer le nombre d’orphelins du SIDA qui sont contraints d’exercer les pires formes de travail pour assurer leurs besoins.
Mutilations génitales féminines Les mutilations génitales féminines sont très couramment pratiquées en Éthiopie. Au cours d’une étude effectuée durant les années 2000, on avait estimé que plus de 80% des femmes étaient victimes de ces pratiques. En 2011, ce pourcentage aurait baissé à 74%. Aujourd’hui, de plus en plus de parents prennent conscience des problèmes de santé qui pourraient résulter de ces pratiques sur leurs filles. Aussi, des engagements ont été pris au sein de quelques districts pour abolir ces usages notamment dans les régions d’Amibara et d’Awash-Fentale. . ![]() . ![]() . ![]() |
2. Où s’adresser ?
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3. Agir pour les enfants |
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L’Éthiopie est un pays très pauvre :plus de 94,7 % de la population vit avec moins de deux dollars par jour. Les sécheresses provoquent des pénuries alimentaires et la majorité de la population survit grâce aux programmes alimentaires mis en place par les organisations internationales.
Depuis 1997, l’école est devenue obligatoire de 7 à 16 ans. Cependant, l’école n’est pas gratuite et il faut ajouter à ces frais de scolarité les dépenses liées à l’achat de fournitures et d’uniformes. L’
En Éthiopie comme dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, les enfants sont souvent utilisés comme main-d’œuvre par leurs parents afin de réaliser diverses tâches. On envoie les garçons dans les champs alors que les filles vendent les condiments sur le marché ou sont utilisées pour les tâches domestiques.
Une proportion importante d’enfants est victime d’
Il y aurait plus de 150 000 enfants qui errent dans
Le jeûne chrétien: Pendant le jeûne, les Ethiopiens ne peuvent pas consommer de condiments d’origine animale et aucune nourriture ou boisson ne peut être consommée entre minuit et 15h. Le samedi et le dimanche, il n’y a aucune restriction de temps sur le jeûne mais les Ethiopiens ne peuvent toujours pas manger de produits d’origine animale.
Nourriture: L’injera, un pain spongieux sans levain, est la base de chaque repas. Tous les aliments sont mangés avec les mains. L’injera est déchiré en petits morceaux, utilisés pour saisir les ragoûts à base de légumes (carottes, chou, épinards, pommes de terre et lentilles). L’épice la plus commune est le berberé qui est à base de piment rouge.











