Enfants d’Inde
Concrétiser les Droits de l’Enfant en Inde

Face à l’ampleur et à la gravité de la situation des enfants dans le second pays le plus peuplé du monde, seuls des programmes concrets, profonds et à long terme pourraient s’avérer véritablement efficaces.
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Population : 1,2 milliards Espérance de vie : 64 ans |
1. Situation des enfantsPrincipaux problèmes rencontrés par les enfants en Inde :Depuis 1991, l’Inde connait une forte croissance économique. Ce développement souvent qualifié de spectaculaire, laisse entrevoir de nouveaux espoirs en termes de droits humains et de développement social. Cependant, une grande partie de la population vit toujours dans une grande pauvreté. L’Inde est fortement marquée par les inégalités entres les différentes régions indiennes et les différents groupes de population.Les plus touchés par les inégalités sociales et la pauvreté sont les enfants. En Inde, la vie, la survie et le développement des enfants reste un sujet de préoccupation. Des milliers d’enfants perdent la vie chaque jour à cause de la pauvreté, mais aussi à cause d’infanticides pratiqués en toute impunité.
Pour faire face à ce problème, de nombreuses familles indiennes ont recours à l’avortement sélectif des fœtus féminins (foeticide). Plus alarmant encore, lorsque la naissance de l’enfant est inévitable, les familles tuent les bébés filles par la noyade, l’empoisonnement, l’étouffement, ou les négligent délibérément jusqu’à entraîner la mort de l’enfant. La réalité est encore plus effrayante : des millions de cas d’avortements sélectifs ne seraient pas recensés par le gouvernement indien.Toutes les minutes, 9 avortements de fœtus féminins seraient donc pratiqués en Inde… En Inde plus de 2 millions d’enfants décèdent chaque année. On estime que plus de 20 % des décès d’enfants de moins de cinq ans ont lieu dans ce pays. Les femmes et les enfants sont les plus en marge du système de santé indien. Les enfants défavorisés souffrent de maladies et de handicap liés à la pollution de l’eau potable, l’absence d’assainissement adéquat, ainsi que d’une sous-alimentation qui est responsable de 50 % de la mortalité infantile en Inde. Par ailleurs la santé maternelle n’est pas suffisamment prise en charge. Seule 1 femme indienne sur 3 bénéficie d’un suivi régulier pour sa grossesse. Dans les milieux ruraux, à peine 37 % des accouchements sont assistés par du personnel de santé qualifié. L’Inde doit faire face à un double problème : répondre aux besoins en eau salubre de la population, nécessaire à la consommation et à l’agriculture ; et lutter contre la propagation de maladies causées par l’absence d’assainissement suffisant.
Dans les milieux ruraux, l’accès à l’eau potable reste un problème de taille : 20 % de la population rurale n’a toujours pas accès à une eau potable. Ainsi, ce sont les enfants vivant dans ces milieux qui sont les plus exposés aux divers problèmes de santé liés à l’eau. Les enfants souffrant du manque d’eau n’ont pas la possibilité de se développer dans un environnement sain car, ni les foyers, ni les écoles ne leur permettent de bénéficier du minimum d’hygiène requis.
Malgré tout, l’Inde peut se féliciter d’avoir fait des progrès considérables quant à son système éducatif. Les grandes disparités entres les régions indiennes rendent l’accès à l’éducation difficile pour des milliers d’enfants. Les enfants défavorisés et habitant dans les milieux ruraux ont moins de chance de pouvoir aller à l’école. Les discriminations liées au système des castes, ainsi que les discriminations envers les femmes persistent également, mettant en marge du système éducatif des millions de jeunes indiens. En Inde, selon une étude menée par le gouvernement en 2007, plus de 69 % des enfants, âgés de 5 à 18 ans, sont victimes de mauvais traitements. Nombreux sont ceux qui doivent faire face aux humiliations et aux violences quotidiennes. Plus de la moitié des sévices infligés à des enfants sont commis par l’entourage proche ayant un rapport de confiance et d’autorité avec l’enfant. Dans les familles indiennes, les parents ont une autorité absolue sur leurs enfants. Par ailleurs, cette discipline stricte se retrouve aussi dans le cadre scolaire, où 62 % des enfants sont victimes de mauvais traitements de la part des enseignants.
Dans ce pays, deux types de malnutrition se côtoient : alors que la population aisée connaît des problèmes de sur-alimentation, la majeure partie de la population souffre de sous-alimentation. Aussi, l’Inde compte plus de 204 millions de personnes sous-alimentées. Les enfants indiens restent les plus touchés . Le gouvernement a alors entamé une grande phase de sensibilisation de la population sur l’importance d’une alimentation variée et équilibrée. L’Inde est un pays qui accorde une place fondamentale aux libertés d’opinion et d’expression, libertés qui sont profondément ancrées dans la culture indienne. Pourtant, l’opinion des enfants est rarement prise en compte. En raison des valeurs culturelles et éthiques,on n’accordent que très peu de place à la parole et à l’opinion des enfants. Aucune législation indienne ne mentionne spécifiquement ce droit aux enfants, et l’éducation se focalise sur le respect que les enfants doivent montrer aux adultes.
Outre la misère, ces enfants doivent faire face aux risques de mauvais traitements, et plus particulièrement les enfants travaillant comme domestiques. Ils travaillent 24 heures sur 24 chez leur employeur et doivent toujours être disponibles pour répondre au moindre caprice de leur « maître ». Aussi, ils sont loin des regards et à la merci des employeurs. En Inde, plus de 70 % des enfants travailleurs domestiques sont agressés physiquement par leur employeur. Face à l’ampleur du problème, le gouvernement devra faire preuve de persévérance et travailler en collaboration avec les communautés locales pour espérer pouvoir mettre en place, un jour, un environnement protecteur pour tous les enfants indiens. En Inde, malgré l’évolution des mœurs et l’adoption d’une loi d’interdiction en 2006, la tradition des mariages d’enfants continue d’être pratiquée. On dénombre encore aujourd’hui plus de 47 % de femmes indiennes qui se marient avant l’âge de 18 ans.
L’Inde déplore l’un des plus hauts taux de non enregistrement d’enfants dans le monde. Seules 41 % des naissances sont enregistrées. Le taux d’enregistrement des naissances varie considérablement entre les milieux urbains et ruraux. Cela entrainera de très grandes difficultés pour ces personnes, puisqu’elles ne pourront jouir de leurs droits car elles seront considérées comme invisibles aux yeux de la société. . ![]() . ![]() . ![]() |
2. Où s’adresser ?
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3. Agir pour les enfants |
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