Enfants de la République Islamique d’Iran
Concrétiser les Droits de l’Enfant en Iran

La situation des enfants est difficile et laborieuse. Plus de 100 enfants meurent chaque mois de famine, rixes dans les rues ou maladies. Les autorités nationales tentent de trouver des solutions pour enrayer certains fléaux comme le travail ou le trafic d’enfants. Cependant, ces mêmes entités agissent parfois en violation des droits les plus fondamentaux de l’enfant: l’Iran est aujourd’hui l’un des derniers pays au monde à appliquer la peine de mort à des mineurs de moins de 18 ans.
- Situation des enfants
- Où s’adresser ?
- Agir pour les enfants
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Population : 77,9 millions Espérance de vie : 72 ans |
1. Situation des enfantsPrincipaux problèmes rencontrés par les enfants en Iran:Bien que l’Iran soit un pays riche en ressources naturelles, celles-ci sont bien souvent volées ou négociées par les réseaux de trafiquants de drogue ou par les réseaux terroristes. La population est alors en grande majorité pauvre.
Au terme de l’Article 24 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, «chaque enfant doit jouir du meilleur état de santé et de bénéficier des services de santé». En Iran, le taux de mortalité infantile chez les moins de 5 ans est très élevé. La prématurité, la pneumonie, la congestion abdominale et la diarrhée sont les principales causes de mortalité chez le nourrisson. La santé maternelle s’est améliorée ces dernières années mais la malnutrition est encore très importante surtout dans les zones rurales. L’école est gratuite et obligatoire pour les enfants jusqu’à 11 ans. Cependant, dans les zones rurales, la fréquentation des écoles est en baisse notamment chez les filles.De nombreuses infrastructures doivent encore être implantées dans les zones les plus reculés du pays.
Cependant, on constate ces dernières années que les filles sont bien plus nombreuses à suivre des cours universitaires à la différence des garçons. Justice des mineurs L’Iran est un des cinq pays avec le Pakistan, l’Arabie Saoudite, le Soudan et le Yémen à appliquer la peine de mort sur les mineurs de moins de 18 ans. Les enfants détenus n’ont bien souvent pas le droit à un procès équitable et les condamnés à mort sont de plus en plus nombreux. De plus, les enfants pauvres ne disposent pas de moyens financiers pour couvrir les dépenses engendrées par les frais de justice. Le nombre de mineurs condamnés à mort a augmenté sous le régime de Mahmoud Ahmadinejad, actuel président de l’Iran. De nombreuses organisations de défense des droits de l’homme militent pour dénoncer ce phénomène mais les autorités nationales continuent à exécuter des enfants.
Pire encore, on rapporte que de nombreuses jeunes filles iraniennes sont vendues et mariées de force à des Pakistanais qui les exploitent sexuellement. L’Iran est une véritable plaque tournante pour la prostitution et le trafic d’enfants. De nombreux enfants iraniens sont soumis à la traite sexuelle au Pakistan, en Turquie, dans les Émirats arabes, au Bahreïn ou en Europe. Les jeunes filles et garçons âgés de 9 à 14 ans seraient vendus entre 15 et 20 dollars. Les principaux acheteurs en Iran sont les conducteurs de camions, les dirigeants religieux et les travailleurs immigrés afghans. De plus, les enfants de pays voisins notamment en Afghanistan et Pakistan sont de plus en plus nombreux à franchir la frontière pour se prostituer dans les maisons closes au sud de l’Iran.
Selon les estimations, on compte aujourd’hui plus de 200 000 enfants des rues. Ces enfants des rues dorment dans des bâtiments désaffectés, des conteneurs, des automobiles et doivent trouver un travail pour subvenir à leurs besoins ou ceux de leurs familles. Vulnérables et livrés à eux mêmes, ces enfants iraniens se retrouvent aux mains des adultes prédateurs qui n’hésitent pas à abuser d’eux. Plus de 60% des filles vivant dans les rues ont été victimes d’abus sexuels dès la première semaine après avoir quitter la maison. Une fille serait violée et assassinée tous les 6 jours à Téhéran. On estime que plus de 14% des enfants iraniens sont obligés de travailler dans des conditions déplorables et dangereuses pour leur santé. Les enfants travaillent principalement dans les rues, les usines d’automobiles, les entreprises de tapis ou dans l’industrie du sexe. La santé et l’éducation sont sacrifiées ce qui détruit toutes chances de vie meilleure pour des milliers d’enfants. . ![]() . ![]() . ![]() |
2. Où s’adresser ?L’Iran est un pays très corrompu. Il est monnaie courante de voir des élections truquées, des échanges de pots de vin entre les politiciens et les fonctionnaires publics et de justice. Nous vous conseillons vivement de prendre contact avec les ONG présentes sur le terrain.
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3. Agir pour les enfants |
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Rituels et coutumes liés à la naissance de l’enfant: dans la société iranienne, il est très important que le premier enfant de la famille soit un garçon. C’est pourquoi, de nombreux rituels sont pratiqués au stade de la grossesse pour s’assurer que le sexe de l’enfant sera masculin. Des offrandes aux pauvres ou la promesse d’un sacrifice d’animaux (généralement un mouton) sont alors pratiqués afin de garantir que l’enfant prochainement né sera un garçon.











