Enfants d’Italie
Concrétiser les Droits de l’Enfant en Italie

L’Italie, l’un des pays fondateurs du marché commun européen, subit une crise économique et sociale difficile. Mondialement pointé du doigt pour sa mauvaise gestion de l’accueil des réfugiés, le pays a encore des progrès à faire en matière des Droits de l’Homme. Travail des enfants, discriminations, pauvreté, etc., la péninsule met à rude épreuve l’avenir de ses enfants.
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Population : 61 millions Espérance de vie : 81 ans |
1. Situation des enfantsPrincipaux problèmes rencontrés par les enfants en Italie :
Chez les enfants, le risque de pauvreté est l’un des plus élevés de l’Union Européenne. En effet, environ 25 % des enfants sont menacés de pauvreté, contre 20 % en moyenne dans l’UE. Le nombre d’enfants par foyer a un impact considérable puisqu’un enfant unique a un risque de pauvreté de 7 %, alors que, pour un enfant avec des frères et sœurs, le risque s’élève à 30%. En Italie, le risque d’être pauvre pour un enfant serait multiplié par 1,5 en comparaison avec la France. Il y a un donc un besoin réel d’améliorer la politique économique et sociale afin de donner la possibilité aux enfants d’avoir un accès équitable à leurs droits fondamentaux.
Les enfants et les organisations criminelles Les organisations criminelles recrutent dans leurs rangs de nombreux jeunes qu’elles utilisent pour effectuer des activités illégales comme, par exemple, le trafic de drogue. Beaucoup de ces jeunes, en particulier dans le Sud, sont recrutés dans les quartiers où le chômage et la violence prévalent. Ces adolescents, issus de familles pauvres ont souvent abandonné l’école et ne connaissent que « la loi de la jungle ». La mafia leur donne ce qu’ils recherchent : identité, appartenance à un groupe, respect et richesse. Fascinés par le charisme des leaders mafieux, ils en font leurs modèles et leur accordent leur confiance. Les plus jeunes se retrouvent vite à voler et à mendier pendant que les filles sont forcées à se prostituer.
Ils voyagent souvent en bateau et les plus jeunes, vulnérables et fragiles, arrivent généralement déshydratés et tiraillés par la faim. Ce trajet peut se révéler dramatique pour certains d’entre eux qui y perdent la vie. Une fois arrivés, l’amélioration de leur situation est loin d’être garantie. Il est en effet fréquent que l’on ne puisse pas déterminer leur âge, car leurs papiers d’identité ont disparu. De plus, il arrive souvent que ces enfants n’aient d’ailleurs jamais été enregistrés dans leur pays d’origine. A leur arrivée, les réfugiés sont rassemblés dans des camps dont les conditions sont déplorables. Les enfants, regroupés dans des centres inadaptés à leurs besoins, voient leurs droits bafoués. Le gouvernement italien a subi de nombreuses critiques de la part de la communauté internationale sur sa façon de gérer la situation des réfugiés, notamment des enfants, et a encore beaucoup à faire pour améliorer leur prise en charge.
L’organisation Amnesty International s’est dite préoccupée par le climat d’intolérance et de discrimination qui règne en Italie. En effet, les jeunes étrangers y sont quasiment « invisibles ». Invisibles aux yeux des autorités, de ceux qui devraient défendre leurs droits, mais aussi des médias, qui n’en parlent que lorsqu’il s’agit de Roms qui commettent des infractions : et pourtant ils sont bien présents. On recense, en effet, environ 800 000 mineurs étrangers en Italie. Une chose importante à noter est que 60 % d’entre eux sont nés sur le territoire, y ont grandi, y ont fréquenté l’école et parlent la langue nationale. Cependant, au regard de la loi, ils ne sont pas Italiens puisque le droit du sol n’existe pas dans la péninsule. Ces jeunes sont victimes de nombreuses formes de discrimination et d’exclusion. A l’école, par exemple, 45 % d’entre eux ont des difficultés dans leurs études. L’Italie devrait donc instaurer une meilleure politique d’intégration pour ces enfants qui souhaitent simplement profiter d’un droit à l’identité qui les intègrera enfin. . ![]() . ![]() . ![]() |
2. Où s’adresser ?Bureau italien de l’Unicef :Bureau Unicef à Rome Contacter le 116111 : Numéro européen gratuit. Par ce biais, les enfants reçoivent un soutien psychologique. Ils peuvent alors évoquer leurs problèmes et demander de l’aide. Contacter le 116000 : Numéro européen gratuit, réservé aux informations portant sur les enfants disparus. Contacter le 196 96 : Numéro italien gratuit. Ligne d’écoute et de soutien pour les enfants. Ils peuvent y évoquer leurs problèmes et demander de l’aide. Contacter le 8000 25777 : Numéro italien gratuit, pour aider les enfants victimes d’abus sexuels et de pédophilie. . ![]() |
3. Agir pour les enfants |
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La Befana : elle appartient au folklore italien. La légende dit que la Befana passe dans chaque maison où vivent des enfants la nuit précédant l’Épiphanie (le 6 janvier). Ces derniers accrochent alors une chaussette non loin de la cheminée ou de la fenêtre. Pour ceux ayant été bons et gentils au long de l’année, la Befana dépose dans leurs chaussettes des caramels ou des chocolats, en revanche, pour ceux qui n’ont pas été gentils, elle remplit les chaussettes de charbon.











