1. Situation des enfants
Principaux problèmes rencontrés par les enfants en Namibie :
Pauvreté
Plus de la moitié de la population namibienne vit en-dessous du seuil de pauvreté. Une grande partie d’entre eux vit notamment dans des conditions d’extrême pauvreté. Les enfants pâtissent gravement de cette situation économique. Le manque de ressources financières a de sévères conséquences sur leur existence. La faim, la maladie, le travail sont, par exemple, des problèmes auxquels ils sont confrontés au quotidien.
Droit à la santé
Les indicateurs namibiens en matière de santé démontrent que de nombreux progrès restent encore à réaliser.
Les hôpitaux sont rares et donc surpeuplés. De plus, les équipements en eau et en assainissement sont largement insuffisants au regard du nombre d’enfants namibiens ayant besoin de soin. Par conséquent, les maladies se propagent vite et s’aggravent, jusqu’à devenir parfois mortelles en raison de l’absence d’hygiène. Les enfants souffrent énormément de ce fléau. Ils sont constamment affaiblis par diverses maladies diarrhéiques et/ou contagieuses.
SIDA
La Namibie est l’un des pays les plus affectés par le virus du SIDA au monde. La prolifération rapide de ce virus aggrave la vulnérabilité des enfants. Ces derniers voient bon nombre de leurs droits, normalement garantis par la Convention Internationale des droits de l’Enfant, violés.
En outre, la transmission de la mère à l’enfant est source de la séropositivité de nombreux enfants, alors que certains traitements sont à même de réduire quasi-totalement le risque de telles transmissions.
Par ailleurs, des milliers d’enfants deviennent orphelins du SIDA. Ils sont souvent privés d’une enfance simple et heureuse.
Enfants des minorités
La Namibie est caractérisée par une très grande diversité ethnique et culturelle. Sur son territoire vivent de nombreux peuples aux modes de vie et aux croyances très différentes.
Certains peuples minoritaires sont victimes de discrimination. Les enfants, les plus vulnérables face à ce phénomène, subissent de nombreuses restrictions dans leurs droits et libertés. Leur accès à de nombreux services indispensables à leur développement, tels que l’éducation et la santé, s’avère parfois semé d’embuches. En outre, leur différence n’est pas toujours acceptée par le reste de la population qui ne manque pas de leur signifier, parfois même de manière violente.
Par ailleurs, certains peuples vivent dans des régions très reculées du pays. Ils habitent à des centaines de kilomètres de la ville. Ne disposant pas de moyens de transport, les enfants ne peuvent jouir de tous leurs droits. Par exemple, certains enfants ne peuvent être scolarisés faute d’établissement scolaire à proximité.
Travail des enfants
La législation nationale prohibe le travail des enfants de moins de 14 ans. Pourtant, on estime qu’en Namibie, environ 13 % des enfants exercent une activité économique.
Le climat de pauvreté qui règne dans de nombreux foyers namibiens poussent beaucoup d’enfants à chercher un travail pour contribuer aux besoins de leur famille. Malheureusement, les conditions de travail sont très pénibles et les employeurs profitent bien souvent de la vulnérabilité des jeunes pour les exploiter.
Par ailleurs, l’occupation d’un emploi par les enfants se fait en général au détriment de leur scolarité.
Droit à l’éducation
La législation nationale a rendu l’école obligatoire et gratuite pour tous les enfants jusqu’à l’âge de 16 ans. Pourtant, les chiffres révèlent que plus d’un enfant sur dix n’a pas la chance d’aller à l’école. Les coûts annexes à la scolarisation (livres, uniformes, frais d’internat…) sont le principal facteur de la non scolarisation des enfants.
Par ailleurs, les infrastructures scolaires sont trop anciennes pour supporter les intempéries. Ainsi, régulièrement au cours de l’année, les écoles sont contraintes de fermer pour cause d’inondations et retardent alors le développement scolaire des enfants.
Droit à l’identité
Une naissance sur trois n’est pas officiellement enregistrée en Namibie. Les enfants qui ne disposent pas d’une identité officielle sont plus vulnérables à de multiples problèmes : violence, maladies… De plus, ils rencontrent de nombreuses difficultés pour accéder aux prestations sociales et aux services publics tels que l’enseignement. Non enregistrés, ils sont considérés comme invisibles aux yeux de la société.
Violence envers les enfants
La violence à l’encontre des enfants constitue une véritable préoccupation en Namibie. Les cas de maltraitance, d’abus, de viols et même de meurtres d’enfants se multiplient.
Le droit à la protection, protégé par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, subit ainsi de graves atteintes. Les enfants namibiens vivent quotidiennement dans un climat d’insécurité, qui s’étend même parfois à l’intérieur de leur propres maisons.
L’enfant dans la culture du pays
« La jeunesse doit produire pour que la vieillesse jouisse. »
(proverbe namibien)
Les Himbas : le peuple Himbas vit dans le désert du Kaokoland en Namibie. On les appelle couramment le peuple rouge en raison de la couleur qu’ils donnent à leur peau. Communauté aux coutumes très ancestrales, elle possède son propre mode de vie et ses propres traditions. Une de leurs principales caractéristiques est leur passion pour la beauté corporelle.
Tous les habitants du village Himbas se teignent le corps en rouge à l’aide d’une peinture à base de graisse animale et de poudre d’hématite. Cet onguent les protège notamment du soleil, des insectes et de la sècheresse.
L’autre caractéristique physique des Himbas réside dans leur coiffure. Ils portent en effet beaucoup d’importance à la coiffure, qui, selon le nombre et la forme des tresses a des significations différentes. Par exemple, deux nattes sur l’arrière du crâne des hommes signifient qu’ils sont en âge de se marier. S’ils n’en portent qu’une seule, ils ne sont pas mariés.
Pour les filles, un chignon en peau de chèvre sera porté par les femmes mariées. Celles en âge de se marier se coiffent de petites tresses fines sur l’arrière du crâne. En revanche, si ces tresses sont portées vers l’avant du crâne, les jeunes filles approchent de la puberté, alors qu’une seule natte épaisse signifie qu’elles en sont encore loin.
Le passage des jeunes femmes à l’âge adulte fait l’objet d’un rite traditionnel chez les Himbas : lors de ses premières règles, la jeune fille est considérée comme impure, elle doit alors quitter le village. A son retour, elle se rend dans la hutte dans laquelle elle recevra la protection des esprits. Elle y demeure plusieurs jours durant lesquels ses amis lui rendent visite et lui apportent des offrandes. Après quelques jours, la jeune fille assiste au feu sacré qui signifie que les esprits prennent compte du passage de la jeune fille à l’âge adulte. Une fois le rite observé, la jeune femme coiffe ses tresses vers l’arrière de son crâne, caractéristique des femmes prêtes à se marier. Elle porte également un coquillage entre ses seins, signifiant qu’elle est maintenant en âge d’avoir des enfants.
Ajouter une information
Adhésion du pays à la CIDE
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) est le premier texte international juridiquement contraignant de protection des Droits de l’Enfant.
Date de signature de la Namibie : 26 septembre 1990
La signature exprime l’intention d’un État d’examiner le traité au niveau national et d’envisager de le ratifier.
Date de ratification : 30 septembre 1990
La ratification signifie qu’un État accepte d’être juridiquement lié par les dispositions de la Convention.
Déclarations et Réserves :
La Namibie n’a émis aucune réserve à l’application de la CIDE. Le Gouvernement est donc lié par l’ensemble des droits garantis par la Convention.
Haut de page
|