Enfants d’Ouganda
Concrétiser les Droits de l’Enfant en Ouganda

Guerres, famines, Sida… Les fléaux désastreux pour les enfants ont été nombreux en Ouganda, et certains sont encore présents aujourd’hui. Les droits des enfants sont ainsi objets de graves et récurrentes atteintes; leurs conditions de vie, ou de survie dans certains cas, sont bien tragiques.
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Population : 34,6 millions
Pop. de 0 à 14 ans : 50 % Espérance de vie : 53 ans
Mortalité des moins de 5 ans : 128 ‰ |
1. Situation des enfantsPrincipaux problèmes rencontrés par les enfants en Ouganda:
Ainsi, certains enfants sont envoyés dans les villes, pensant que dans ces zones urbaines, ils trouveront de quoi vivre dans de meilleures conditions. Ils deviennent alors des enfants des rues. Leur situation n’est souvent en rien préférable. D’autres droits de l’enfance sont largement bafoués en raison de la pauvreté. L’accès à l’éducation devient, par exemple, un privilège dont ne bénéficient que les enfants les plus chanceux. En Ouganda, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans est gravement élevé et l’espérance de vie à la naissance particulièrement basse. La pauvreté, le manque d’infrastructures et le personnel inadapté sont des barrières à la bonne santé des enfants. Les maladies virales sont très virulentes et se transmettent rapidement en raison du manque d’hygiène et de l’insalubrité. Le choléra, par exemple, est un des problèmes qui affectent gravement la santé des jeunes ougandais. L’impureté de l‘eau que les foyers utilisent entraîne l’infection de beaucoup d’enfants par cette maladie, qui peut s’avérer mortelle. Le SIDA est également extrêmement répandu dans ce pays. De nombreux progrès en matière de prévention de la transmission du VIH ont été réalisés ces dernières années, mais malgré tout, la virulence du virus reste inquiétante. Beaucoup d’enfants se retrouvent notamment orphelins du Sida, leur avenir est alors très sombre.
La malnutrition chez les enfants a de graves conséquences sur leur santé. Certains y succombent, d’autres présentent de graves carences propices à de nombreuses maladies. Les effets néfastes du manque d’alimentation se font parfois ressentir tout au long de leur vie. La pratique des mariages d’enfants est très courante en Ouganda. On estime en effet à plus de 46 % le nombre de jeunes filles mariées avant l’âge de 18 ans. Les conséquences sont graves, d’autant plus que ces filles sont très jeunes (12-13 ans en moyenne dans certains villages).
De nombreux enfants inscrits à l’école ne peuvent terminer leur scolarité, ils sont contraints d’arrêter les cours afin d’alléger les dépenses de leur famille. Les frais supplémentaires qu’entraîne la scolarité dissuadent en effet beaucoup de parents d’inscrire leurs enfants à l’école. Les conflits réguliers qui se sont déroulés en Ouganda ont fait jouer un grand rôle aux enfants. Ceux-ci ont en effet été recrutés par les groupes armés pour participer aux combats. Ils étaient kidnappés par les armées dès leur plus jeune âge et vivaient ensuite dans des conditions de vie atroces. Des jeunes filles étaient violées puis enlevées de leur foyer. Une fois dans les armées, elles étaient contraintes de se prostituer et étaient constamment malmenées par tous les soldats du groupe. De nombreux jeunes garçons intégraient quant à eux les groupes armés pour combattre à leur côté. Ils devaient alors tuer et massacrer des familles entières, sous les ordres de leur chef. Faire face à tant de violence dès l’enfance entraîne des conséquences graves et irrémédiables, aussi bien sur leur santé physique que mentale. Les images de leurs actes les poursuivront toute leur vie et leur personnalité sera changée à jamais. Ainsi, la réintégration de ces enfants dans la vie civile est très complexe. Ils n’ont connu que violence et cruauté durant des années et peinent à reprendre le cours d’une vie normale. Certains centres ont été mis en place pour les aider, mais se recréer un avenir au sein de la société demeure terriblement difficile.
Leur survie est très difficile : la mendicité est leur seule possibilité de recueillir quelques pièces, pourtant, même cette pratique est dangereuse. Ils sont en effet fréquemment et violemment battus lorsqu’ils sortent mendier dans la rue. Les enfants des rues sont également à la merci de la traite humaine. Les trafiquants profitent de leur situation précaire et leur promettent une vie meilleure. Ces enfants deviennent ensuite les sujets de pratiques et traites atroces. En Ouganda, la violence à l’égard des femmes et des enfants est très répandue. Elle se produit fréquemment au sein du foyer familial. Les poursuites des auteurs de ces violences sont rares et n’aboutissent qu’exceptionnellement. De nombreuses propositions de loi tentent d’éradiquer la maltraitance, notamment des enfants, mais la situation est encore aujourd’hui bien loin d’être satisfaisante. La protection des enfants doit incontestablement être renforcée car les conséquences aussi bien physiques que psychiques sont graves et perdurent tout au long de leur vie.
Certains enfants quittent ainsi leur terre d’origine et deviennent domestiques ou travaillent dans les milieux agricoles dans les pays voisins. La traite des enfants est également très répandue sur le territoire. Les enfants sont exploités dans des conditions dramatiques, certains sont contraints d’intégrer des réseaux de commerce sexuel ou de drogue. L’Ouganda est malheureusement une des principales sources et destinations de la traite d’enfants. Lorsqu’ils ne sont pas repérés par les trafiquants, les enfants orphelins vivant dans la rue n’ont d’autre solution que de mendier pour survivre. Les conditions dans lesquelles ils vivent sont alors déplorables de tous les points de vue. La situation est alarmante en Ouganda puisque seulement 1 naissance sur 5 est officiellement déclarée aux autorités publiques. Ce pourcentage inquiétant résulte de l’inaccessibilité des services d’enregistrement, ainsi que du coût de cette formalité qui demeure en pratique élevé, malgré les efforts du pays. Ainsi, ces enfants n’ont pas d’identité officielle, ni de nationalité. Cela entraînera de très grandes difficultés pour ces personnes, puisqu’elles seront considérées comme invisibles aux yeux de la société et ne pourront dès lors pas jouir de leurs droits. Liberté d’expression et d’opinion En Ouganda, la parole peut parfois coûter cher. Ainsi, les différentes opinions ne sont pas toujours entendues, et il est même parfois risqué d’en faire part trop fortement.
La situation des homosexuels, bisexuels et transsexuels est également gravement déplorable en Ouganda. Ils sont violemment persécutés, leur liberté d’expression est totalement violée. L’homosexualité est considérée comme un crime et peut être punie de peines d’emprisonnement extrêmement lourdes. Les droits des adolescents dans cette situation sont totalement obsolètes et ils ne disposent d’aucun moyen pour se faire entendre et respecter. . ![]() . ![]() . ![]() |
2. Où s’adresser ?Le système politique et judiciaire de l’Ouganda est très corrompu. Espionnage illégal, menaces, exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées et homicides de journalistes ou de défenseurs des droits humains…Aussi, pour dénoncer des abus ou autres violations des droits de l’enfant, nous vous recommandons de vous adresser à la police ou à un spécialiste (avocat ou éventuellement ONG – voir annuaire ci-dessous).
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3. Agir pour les enfants |
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En Ouganda, plus d’un tiers des habitants vivent en dessous du
De nombreux enfants ougandais souffrent de
Près d’un enfant sur cinq n’est pas scolarisé en Ouganda. Ce problème touche plus particulièrement les jeunes filles et les milieux ruraux.
Beaucoup de jeunes enfants ougandais sont contraints de vivre dans la
Les manifestations sont en général violemment réprimées, l’usage de la force est très courant. Par conséquent, la sécurité des personnes est considérablement limitée et bien souvent, ce sont des civils aucunement engagés qui, se trouvant au mauvais endroit et au mauvais moment, en paient les frais. Un certain nombre d’enfants sont, par exemple, régulièrement blessés, voire tués durant ces manifestations.
Fertilité : l’ethnie des Bagandas d’Ouganda croit que les ancêtres ont un rôle à jouer dans la procréation. Ainsi, certains signes de la nature sont en fait des messages envoyés par les esprits dissimulés dans les éléments qui nous entourent. Par exemple, une fleur de bananier tombant sur une femme, fera la joie de celle-ci : en effet, cette fleur annonce la grossesse prochaine de la femme. Les ancêtres vivant dans ces arbres choisissent de féconder les femmes par ce moyen.











