1. Situation des enfants
Principaux problèmes rencontrés par les enfants en Palestine:
Pauvreté
Le taux de pauvreté de la population s’élève à 70 %. Cela signifie que deux tiers des familles palestiniennes vivent avec moins de deux dollars par jour.
Les conséquences de la pauvreté sur la vie des enfants sont multiples : leur formation reste souvent lacunaire car ils quittent l’école très tôt et le taux de criminalité est très élevé parmi les adolescents. Les enfants n’ont en outre pas accès aux soins de santé de base. De plus, certains enfants sont obligés de travailler pour subvenir aux besoins de leurs familles.
Droit à l’éducation
En Palestine, les statistiques démontrent qu’un quart des enfants environ ne sont pas scolarisés. Les enfants qui vivent dans des camps de réfugiés en zones frontalières ne peuvent souvent pas se rendre à l’école en raison des violences dues au conflit entre Israël et les forces armées palestiniennes.
On constate que les enfants d’origine arabo-palestinienne suivent leur formation dans des établissements complètement séparés des autres enfants israéliens. Souvent, leurs classes sont surpeuplées, l’enseignement est de moindre qualité et les écoles manquent de moyens et de matériels. Il y a trois fois plus d’abandons de l’école parmi les jeunes d’origine palestinienne.
Droit à la santé
En Palestine, le taux de mortalité infantile est sept fois supérieur à celui d’Israël. En effet, 30 % des enfants palestiniens décèdent avant l’âge de cinq ans. Les causes de cette forte mortalité infantile sont variées : anémies, carences alimentaires, ou encore malnutrition chronique sévère.
De plus, les ressources en eau sont très limitées, de sorte que l’hygiène est souvent reléguée au second plan pour permettre aux familles de boire, de cuisiner, etc. La consommation d’eau non salubre entraîne également des maladies graves pour les enfants (diarrhées, hépatites…).
Par ailleurs, l’accès aux services de santé peut s’avérer extrêmement problématique en Palestine, en raison de la forte présence militaire. Des témoignages font état de cas où des familles se sont retrouvées bloquées par l’armée israélienne, alors qu’elles voulaient se rendre dans un hôpital pour soigner leurs enfants malades. Parfois, si les soins se font trop attendre, l’issue peut leur être fatale. Au cours du conflit, de nombreux hôpitaux ou dispensaires ont également été détruits, privant les enfants de leur droit à la santé.
Mariages d’enfants
La pratique des mariages d’enfants est très présente en Palestine puisque près de 19 % des jeunes femmes interrogées ont confié avoir été mariées avant l’âge de 18 ans.
Ces mariages peuvent avoir des effets négatifs sur les jeunes filles qui ne savent pas quelles en sont les conséquences. En effet, bien souvent, après s’être mariées, les jeunes filles doivent devenir des femmes et ainsi s’occuper de la maison et de leur mari. De plus, à la suite de ces mariages, les jeunes filles tombent fréquemment enceintes et doivent alors s’occuper également de leur enfant alors qu’elles sont toujours des enfants elles-mêmes.
Enfants victimes de la guerre
Dans le conflit armé qui oppose Israël à la Palestine, on déplore la mort de nombreux enfants, victimes innocentes tuées par erreur, mais parfois aussi abattues froidement et sans raison par des militaires. Dans la bande de Gaza, où Israël mène une guerre notamment contre le Hamas, on estime que plusieurs centaines d’enfants, tant israéliens que palestiniens, sont décédés lors de bombardements ou d’attentats. Ces attaques visent souvent des lieux publics ou des endroits où les civils se réfugient, tels que les écoles, les hôpitaux, etc. Des dizaines de milliers d’autres enfants ont été blessés au cours des affrontements ; certains resteront handicapés à vie.
Le Hamas n’hésite pas non plus à utiliser ses enfants comme personnes actives dans sa lutte contre Israël. Ainsi, un site internet a été mis en ligne, glorifiant et incitant les enfants à se suicider pour défendre la communauté. Avec le slogan : « la mort pour Dieu est la victoire » , témoignage et incitation, le Hamas pousse les enfants à s’engager activement dans le conflit, au détriment de leur droit à la vie et à la protection.
Histoires d’enfants
« Je vais vous dire quand j’ai vraiment flippé. On était en train d’intervenir à Gaza; on se trouvait dans une tranchée et des enfants se sont approchés et ont commencé à nous lancer des pierres. Les instructions stipulaient que lorsqu’il (un palestinien) se trouve dans un périmètre ou il peut nous toucher avec une pierre, il peut aussi nous atteindre avec une grenade; alors je lui ai tiré dessus. Il devait avoir entre 12 et 15 ans. Je ne pense pas l’avoir tué, j’essaie de m’en persuader pour avoir l’esprit tranquille, pour mieux dormir la nuit ».
Collectif Breaking the Silence
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L’enfant dans la culture du pays
Rôle de la famille : dans la culture palestinienne, la famille joue un rôle fondamental. Les enfants sont élevés dans l’idée que la famille est le noyau de la société, qu’il faut prendre soin des grands-parents et aider les autres membres de sa famille autant que possible. L’honneur de la famille est également une notion très importante pour les Palestiniens.
Coutumes liées à la naissance : la naissance d’un enfant est signe de réjouissance pour tout l’entourage ; durant plusieurs jours, les amis et proches rendent visite aux nouveaux parents et grands-parents pour leur transmettre leurs vœux. Les petits Palestiniens chrétiens sont baptisés lors d’une cérémonie festive. Pour les enfants musulmans, une « cérémonie du nom » est parfois organisée de manière informelle pour souhaiter la bienvenue au nouveau-né.
Un poème de Palestine : La fleur de mon pays
J’aime les amis, j’aime la joie
J’aime la vie, j’aime la paix
Pour tous les enfants
Dans tous les pays
J’aime les fleurs
Et j’offre une fleur
À tous ceux qui aiment la Palestine
Pour l’amitié avec les enfants
Mais c’est une fleur qui n’est pas comme les autres
Car c’est une fleur de mon pays : la Palestine
J’aime mon pays la Palestine
Et les fleurs de la Palestine.
Rana Dabaghe (15 ans)
Poèmes et récits préparés par les élèves du collège Ramla (Gaza, Palestine) à l’occasion de la Journée de la Terre en Palestine, tirés du Blog de F. Xavier.
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Adhésion du pays à la CIDE
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) est le premier texte international juridiquement contraignant de protection des Droits de l’Enfant.
Toutefois, la Palestine n’est pas partie à la CIDE puisque ce pays n’est pas reconnu officiellement comme État par l’ONU.
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