Enfants de la République centrafricaine
Concrétiser les Droits de l’Enfant en République centrafricaine

La République centrafricaine, qui a ratifié la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant (CIDE) en juillet 1990, s’est engagée à respecter, défendre et promouvoir les droits des enfants centrafricains. Or, malgré sa promesse, le pays doit faire face à d’importants problèmes qui, actuellement, entravent encore la pleine jouissance des droits des enfants.
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Population : 4,9 millions Espérance de vie : 47 ans |
1. Situation des enfantsPrincipaux problèmes rencontrés par les enfants en République centrafricaine :
La pauvreté engendre des répercussions extrêmement graves sur l’accès des enfants à une alimentation saine, des ressources financières, des services de santé, une éducation, etc. Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans reste toujours très inquiétant, en République centrafricaine. En effet, en raison d’un système d’assainissement inadéquat, d’un manque d’eau potable et d’une absence de services de santé dans les régions rurales, 171 enfants sur 1000 décèdent encore chaque année.
Le taux de prévalence du VIH est également très préoccupant dans le pays. Généralement, les jeunes centrafricains ont été infectés par la transmission du virus de la mère, par des violences sexuelles ou par des transfusions sanguines non-sécurisées. Le SIDA est devenu, en République centrafricaine, non seulement un problème de santé, mais également un problème économique et social. En République centrafricaine, l’annonce des naissances aux autorités a fortement diminué. Le coût des enregistrements, les différentes crises militaro-politiques et l’absence des services d’état-civil dans certaines régions sont autant de facteurs qui freinent les familles à enregistrer la naissance de leurs enfants. Or, il faut savoir que sans certificat de naissance, le droit d’identité des enfants n’est pas respecté. En effet, ils ne sont pas reconnus en tant que membre à part entière de la société et ne peuvent pas faire valoir leurs droits. Ils apparaissent dès lors comme invisibles aux yeux de la collectivité. Par ailleurs, les enfants, qui n’ont pas été enregistrés, ne sont pas protégés contre les abus, tels que le travail forcé, la prostitution, les mariages précoces, le trafic, la traite, etc.
Suite aux insécurités et aux violences qui persistent en République centrafricaine, les enfants déplacés de façon interne (kidnappage, enlèvement, etc.) font face à d’importants problèmes de protection. Globalement, ces enfants ont besoin urgemment de nourriture, de logement, d’eau, etc. Par ailleurs, ils sont contraints de travailler pour subvenir à leurs besoins essentiels. Ils évoluent de ce fait dans des conditions de vie très pénibles. En outre, les enfants déplacés, notamment les Peuhls, sont victimes de pratiques discriminatoires. En effet, certaines communautés pensent qu’ils sont des coupeurs de routes, ce qui est perçu négativement. Dans l’ensemble du pays, de nombreux groupes armés sévissent et terrorisent les communautés; un grand nombre d’enfants sont enlevés.
Les enfants-soldats, en République centrafricaine, manquent d’importantes étapes à leur développement et mettent en péril, involontairement, leur bien-être à court-terme comme à long-terme. Leur droit à l’éducation est également compromis. La République centrafricaine est une source et une destination connue pour le trafic des enfants. Ces derniers sont souvent exploités sexuellement, forcés de travailler dans les champs ou les mines, vendus dans les rues, etc. Il arrive, par ailleurs, que les enfants soient envoyés de République centrafricaine vers d’autres pays africains, où ils sont enrôlés dans des forces ou groupes armés. . ![]() . ![]() . ![]() |
2. Où s’adresser ?Déposer une plainte auprès du Comité africain des experts des droits et du bien-être de l’enfant: la République centrafricaine a ratifié la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant. Celle-ci comprend une procédure relative aux plaintes individuelles : il est donc possible pour un individu ou une ONG reconnus par un État membre d’adresser une plainte au Comité, afin que celui-ci entreprenne des investigations et, éventuellement, interpelle le pays concerné sur la problématique en question. Contacter le bureau sud africain de l’Unicef : Bureau Unicef à Bangui . ![]() |
3. Agir pour les enfants |
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En République centrafricaine, 67% de la population vit avec moins d’un dollar américain par jour. Les familles sont, par conséquent, bien souvent incapables de satisfaire les besoins essentiels de leurs enfants.
En République centrafricaine, la
Dans le Nord de la République centrafricaine, des milliers d’enfants fréquentent des « écoles de brousse » rudimentaires. Dans cette région, le secteur 












