Enfants de République Démocratique du Congo
Concrétiser les Droits de l’Enfant en République Démocratique du Congo

Ravagée par les conflits armés, la République démocratique du Congo (RDC) est un État où il n’est pas bon d’être un enfant. La situation des enfants y est dramatique : malnutrition, violences sexuelles, enfants soldats, déplacements d’enfants…
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Population : 71.7 millions Espérance de vie : 48 ans
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1. Situation des enfantsPrincipaux problèmes rencontrés par les enfants en République Démocratique du Congo:La République Démocratique du Congo est l’un des pays le plus pauvre au monde puisque plus de 70 % de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté. Une grande partie de la population vit donc avec moins de deux dollars par jour. Le revenu national brut par habitant s’élève à 160 dollars par an.
La RDC est l’un des pays où la population est la plus touchée par le virus du Sida. Cette problématique touche directement les enfants puisqu’environ 930 000 enfants sont actuellement des enfants orphelins du sida. Ces enfants qui n’ont alors plus de famille se retrouvent dans les rues : ceci accroit le risque de propagation du Sida. L’accès aux soins et notamment aux vaccinations reste problématique étant donné les faibles moyens accordés aux hôpitaux et le manque d’information de la population. Ces lacunes ont entrainé la réapparition de la polio en RDC nécessitant la mise en place par l’Organisation Mondiale de la Santé d’une vaste campagne de vaccination pour 12 millions d’enfants de moins de 5 ans.
Parmi les adultes, plus de la moitié de la population n’a jamais été scolarisée ou n’est pas allée au delà du cycle primaire. Seuls 50% des enfants de 6 à 11 ans vont à l’école primaire. Les conflits qui ont lieu en RDC affectent principalement les enfants qui en sont les premières victimes. Les conflits persistants en RDC ont entrainé le recrutement d’enfants dans des groupes armés. Ces enfants congolais sont souvent capturés à la suite du meurtre de leurs parents par ces groupes armés puis envoyés dans des camps, où ils sont formés au maniement des armes. Ils deviennent ainsi des enfants soldats devant commettre des crimes contre la population et parfois même contre leur famille. Environ 35% des combattants présents en RDC sont des enfants. Pour ces enfants, la seule éducation qu’ils reçoivent est issue de la guerre, milieu violent, dangereux et sanglant. Leurs perspectives d’avenir en sont alors gravement affectées. L’une des conséquences dramatiques des conflits armés en RDC est la pratique aujourd’hui banalisée du viol que ce soit envers les femmes, les enfants ou encore les hommes. La pratique des violences sexuelles dans ce conflit armé se distingue des autres crimes par son ampleur et sa cruauté. L’ONU a notamment précisé que le viol était aujourd’hui considéré comme une arme de guerre. En effet, les viols sont utilisés en RDC comme une arme de destruction des populations. Les enfants congolais sont particulièrement touchés par ce fléau que ce soit au sein de leur famille ou par les groupes armés. En 2009, plus de 150 000 cas de violences sexuelles ont été signalés et plus de la moitié d’entre eux concernent des victimes âgées de moins de 18 ans. Les enfants sont traumatisés par ces viols épouvantables mais peu de structures sanitaires et juridiques sont mises en places. Cette absence de structure empêchent les enfants de dénoncer ces actes et d’obtenir réparation. Ces viols qui entrainent des traumatismes émotionnels et psychologiques, engendrent également le risque de contracter des maladies sexuellement transmissibles mais aussi des grossesses non désirées. En plus d’être victimes de violences sexuelles, les jeunes filles congolaises peuvent être contraintes à se prostituer ou encore à se marier.
Ces déplacements forcés empêchent les enfants d’avoir une alimentation correcte, et d’accéder à l’éducation. Ils deviennent alors vulnérables à la malnutrition et aux maladies. Cette problématique est principalement localisée à Kinshasa (capitale de RDC). Toutefois, les enfants des rues sont également présents dans toutes les autres régions de RDC. Le nombre d’enfants des rues est estimé aujourd’hui à 70 000, ceci révélant la situation dramatique dans laquelle ces derniers vivent. L’âge moyen de ces enfants est de 12 ans et une partie croissante d’entre eux se retrouvent dans cette situation car ils sont désignés comme étant des enfants sorciers. Enfants Sorciers La sorcellerie présente en RDC conduit parfois les parents à chasser leurs enfants de chez eux. En effet, dès lors que l’enfant montre des « symptômes de comportements étranges » (sommeil agité, petite taille, appétit) et qu’une autorité spirituelle a confirmé qu’il était un sorcier, alors il est violenté et chassé de chez lui. Une fois chassés, les enfants sont alors livrés à eux mêmes et doivent donc travailler, mendier ou se prostituer. Les frais de scolarité étant bien souvent excessifs pour les parents, ces derniers emmènent parfois leurs enfants travailler avec eux. L’enfant joue alors un rôle économique important pour sa famille, car les salaires sont si bas qu’ils ne permettent pas de nourrir une famille. Les enfants sont alors contraints de passer leur journée dans les décharges de minerais du pays afin de ramasser du gravier ou encore du cuivre. Ce travail nécessaire pour leur assurer un minimum alimentaire vital enfreint l’article 32 de la Convention des Droits de l’Enfant proclamant la protection des enfants de l’exploitation économique. Seuls 31 % des naissances sont enregistrées en RDC. La majorité des enfants congolais n’ont alors pas d’identité officielle, ni de nationalité : ils sont invisibles aux yeux de la société. Ce défaut du droit à l’identité est particulièrement problématique pour les enfants congolais soldats et déplacés. N’ayant pas d’existence juridique, ils se retrouvent alors en situation illégale et sans aucun droit. . ![]() . ![]() . ![]() |
2. Où s’adresser ?Déposer une plainte auprès du Comité africain des experts des droits et du bien-être de l’enfant : la République Démocratique du Congo a signé la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant. Celle-ci comprend une procédure relative aux plaintes individuelles : il est donc possible pour un individu ou une ONG reconnus par un État membre d’adresser une plainte au Comité, afin que celui-ci entreprenne des investigations et, éventuellement, interpelle le pays concerné sur la problématique en question. Contacter le bureau congolais de l’Unicef : Bureau Unicef à Kinshasa Contacter le Cluster Protection afin de protéger les enfants vulnérables. Contacter le Bureau pour le volontariat au service de l’enfance et de la santé en cas de prise en charge humanitaire d’enfants ayant été privés de leurs droits. . ![]() |
3. Agir pour les enfants |
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