Enfants du Togo
Concrétiser les Droits de l’Enfant au Togo

La situation des enfants togolais progresse quotidiennement vers une conjoncture plus stable et bien meilleure. Malgré tout, la concrétisation intégrale des droits de l’enfant va encore demander énormément de temps et de travail. En outre, il est primordial que le Togo améliore rapidement les domaines de l’éducation, de la santé et de la protection des enfants.
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Population : 6,8 millions Espérance de vie : 63 ans |
1. Situation des enfantsPrincipaux problèmes rencontrés par les enfants au Togo :
Les régions sont plus ou moins affectées : la pauvreté est beaucoup plus importante dans les milieux ruraux que dans les milieux urbains. Cette extrême pauvreté a de graves conséquences sur la vie des enfants, beaucoup souffrent ainsi de malnutritions, de problèmes de santé ou encore d’analphabétisme puisqu’ils sont contraints de travailler plutôt que d’aller à l’école. L’une des plus graves préoccupations en matière de santé au Togo est la prévalence du virus du Sida. On estime à environ 120 000 personnes, le nombre de togolais vivant avec le VIH. Ce problème est très préoccupant vis-à-vis de la situation des enfants. En effet, en raison du manque de structures et de matériel de dépistage, il arrive très fréquemment que les mères transmettent le virus à leurs bébés. De plus, si les enfants échappent à la transmission du virus, beaucoup d’entre eux se retrouvent orphelins suite au décès de leurs parents. Ainsi, 66 000 jeunes togolais seraient orphelins du Sida. D’autres maladies affectent parfois gravement la santé des enfants. En outre, le manque de structures et de matériels médicaux, ainsi que l’insuffisance d’hygiène et de sensibilisation des populations font que des maladies parfois bénignes atteignent des proportions très dangereuses pour la santé des togolais. Paludisme, infections respiratoires, pneumonie, diarrhées et rougeole entrainent quotidiennement, la mort de jeunes enfants.
Ainsi, en raison du manque de structures adaptées et de personnel qualifié pour prendre soin de ces enfants, ces derniers se retrouvent fréquemment contraints de vivre dans les rues, entre mendicité et ignorance, voire mépris des passants. Plus grave encore, le droit à la vie de ces enfants handicapés leur est parfois retiré. De la sorte, l’infanticide de ces enfants persiste ; les parents leur ôtant la vie sous prétexte qu’ils sont signes de malheur ou de mauvais présages. La pratique des mutilations génitales féminines existe toujours dans certaines régions du Togo. La précarité et le manque d’hygiène dans lesquels sont pratiqués ces excisions entrainent souvent de graves conséquences quant à la santé des jeunes filles. Fréquemment, des infections, hémorragies ou autres problèmes liés à l’opération font suite à ces actes.
Les bâtiments dédiés à l’éducation sont très insuffisants et dans des états pitoyables. Ainsi, une classe de primaire compte en moyenne 80 élèves comprimés dans des locaux beaucoup trop étroits et anciens. De plus certains jeunes togolais, issus de familles rurales très pauvres, ne peuvent toujours pas accéder à l’école en raison des frais parallèles que nécessite la scolarisation. Selon une étude réalisée par l’association Enfants Ruraux, environ 1 enfant togolais sur 4 fait l’objet de corrections physiques sévères. Pourtant, la législation togolaise interdit les châtiments corporels aussi bien en milieu scolaire, familial qu’institutionnel.
Ces punitions sont parfois subies pour des raisons totalement inconcevables. Ainsi par exemple, un enfant blessé qui ne peut participer aux travaux physiques serra battu à défaut d’être exploité économiquement. Pour mettre fin à ces pratiques incontestablement contradictoires avec la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, le Togo doit avant tout trouver et ancrer dans les mœurs d’autres moyens alternatifs ne recourant pas à la violence. Près de 30 % des enfants sont malheureusement obligés de travailler au Togo. Les jeunes filles sont employées dans des travaux physiques et laborieux. Ainsi, beaucoup de petites togolaises, appelées enfants « portefaix », sont exploitées pour le transport des fardeaux d’un étal à l’autre. Les conditions sont impitoyables et les efforts requis exténuants. D’autres jeunes filles sont contraintes de se prostituer pour subvenir aux besoins de leur famille. Leur situation est alors inhumaine : maladies sexuellement transmissibles, grossesses indésirables, tortures et mauvais traitements. Elles ne se remettent généralement jamais de ce qu’elles sont amenées à vivre dès leur plus jeune âge.
Le plus grave est que ce travail, qui s’apparente sérieusement à de l’esclavage, est parfois mis en œuvre dans le cadre scolaire. Les enseignants profitent ainsi de leurs élèves pour leur propre bien être et exploitent ces enfants sans scrupules à leurs fins économiques. Au Togo, près d’un quart des jeunes filles sont contraintes de se marier avant l’âge de 18 ans. On les prépare d’ailleurs très tôt à leur future situation d’épouse. Mais, ces mariages ont souvent des conséquences graves sur la santé des jeunes filles qui ne comprennent pas encore les conséquences qu’entraine le mariage.
Cela entrainera de très grandes difficultés pour ces personnes, puisqu’elles ne pourront pas jouir de leurs droits car elles seront considérées comme invisibles aux yeux de la société. . ![]() . ![]() . ![]() |
2. Où s’adresser ?
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3. Agir pour les enfants |
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Le Togo fait partie des pays les plus pauvres du monde, plus de 30 % de la population vit en dessous du seuil de
Les conditions de vie des personnes handicapées sont déplorables au Togo.
Plus de 20 % des enfants togolais ne sont pas scolarisés. Malgré tout, la situation s’est récemment améliorée, depuis que l’école est devenue gratuite. De plus l’apport massif de matériels et d’aides par les ONG commence à véritablement porter ses fruits. Cependant, la situation demeure très insuffisante et de nombreux efforts doivent encore être fournis pour parvenir à un bilan satisfaisant.
Ces
D’autres enfants sont également employés dans les milieux agricoles. Ils travaillent dans les champs et sont alors exposés à de graves risques d’atteintes à leur vie : maladies, morsures et tortures.
Plus de 20 % des naissances ne sont pas officiellement déclarées aux autorités publiques togolaises. Ainsi, ces enfants n’ont pas d’
Croyances : Pour éviter d’attirer les mauvais esprits, la femme ne doit pas pousser un cri pendant l’accouchement.
Le baptême traditionnel : Chez les Ewé et les Mina du Togo, cette cérémonie permet de présenter l’enfant aux membres de la communauté. Elle se déroule à partir du 8 ème jour suivant la naissance, et c’est à partir de cette célébration que l’enfant recevra un nom officiel.











